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Compte rendu de la conférence: “La droite parlementaire est-elle encore de droite?”

mars 26, 2012

Le Cercle de Réinformation Parisien a eu l’honneur d’accueillir aujourd’hui Monsieur Jean de Rouen qui nous a entretenu sur le sujet de son premier ouvrage, « La droite parlementaire est elle encore de droite ? »
Nous nous sommes avant tout interrogé sur ce que signifiait originellement « être de droite », avant de constater qu’effectivement le glissement de terrain était patent.
Le clivage gauche/droite date de la Révolution Française : A l’assemblée se plaçaient à droite ceux qui défendaient le droit de veto du roi, c’est-à-dire la puissance du roi.
Progressivement la gauche a gagné des sièges et la distinction entre les deux rivales s’est estompée. Désormais, droite et gauche semblent être des notions relatives et ne plus correspondre à un concept précis. Ils se définissent l’un par rapport à l’autre: nous avons là un beau cas de nominalisme transféré dans le domaine de la politique.
Au cours de cette conférence, il fut intéressant de constater que les clivages originels entre la droite et la gauche recoupaient certaines positions philosophiques :
La droite rassemblaient les partisans de la stabilité de l’être et du vrai universel.
La gauche, quant à elle, se reconnaissait chez les négateurs du monde de l’être au profit du monde de l’avoir. Pour eux, la nature n’est plus « qu’est-ce que c’est ? », mais « combien ? ». La morale n’est plus relative à une « nature » mais à l’efficacité des actes posés. Bref, les oppositions au sein de l’hémicycle de l’Assemblée ne se résumaient évidemment pas en cela et étaient avant tout politiques (ex. veto du roi), mais il nous a semblé intéressant de relever ces considérations, dont la portée est en réalité considérable en philosophie politique.
Il apparaît qu’aujourd’hui, les notions de droite et de gauche servent davantage à donner les bornes du politiquement correct, à cerner un centre pour en exclure les extrêmes, plutôt qu’à défendre des positions franchement antagonistes. Sur ce, nous vous laissons le plaisir d’aller feuilleter l’excellent ouvrage de notre conférencier pour acquérir les connaissances élémentaires sur ce sujet qu’il nous est impossible de développer en quelques lignes. Disons pour conclure, qu’il nous paraît fondamental d’être suffisamment lucide quant au positionnement de nos partis, afin d’avoir la capacité de discerner le fond du superficiel au coeur du « jeu » politique.

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